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SurvivreLondres est un site à but non lucratif, hébergé en Angleterre et dont le contenu est rédigé par des volontaires québécois et canadiens travaillant dans la City (le Wall Street britannique) à Londres. Le site est entièrement en français et a pour mission d'aider le lecteur à gagner une expérience de travail en banque d'affaires ou en mathématiques financières à Londres. You are welcome to correspond with us in English, German or Spanish.
Pourquoi une carrière en Angleterre? Retour en haut
La réponse courte. Que vous ayez été formés en philosophie, en droit, en mathématiques, en géographie, en lettres ou en sciences humaines en général, vous pouvez travailler en haute finance à Londres. Au Royaume-Uni, l'éducation universitaire est valorisée, mais une formation en finance ou en comptabilité n'est pas une condition sine qua non pour une carrière en haute finance. Les banques britanniques cherchent avant tout des candidats éduqués (peu importe la formation) et capables d'apprendre. Les postes junior en banque d'affaires sont donc ouverts à tous, et sans relation aucune avec votre formation universitaire, car l'employeur britannique vous forme au travail.
La réponse
… un peu plus longue.
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ÉNORMES OPPORTUNITÉS DE TRAVAIL POUR LES JEUNES DIPLÔMÉS
Les
employeurs ne s'attendent pas à ce que l'on ait de l'expérience en sortant de
l'université. On mesure donc la qualité d'un candidat à travers d'autres
critères: résultats universitaires, motivation, projets entrepris, sens de
l'initiative, tests d'arithmétique simple (mais rapide) et test de lecture.
Les employeurs britanniques procèdent ainsi en reconnaissance qu'un bon
candidat ne peut pas vraisemblablement être le produit seul de son
éducation. Bien que l'Angleterre ait un réseau d'universités élites comme aux
États-Unis, les chances d'accès à de hauts postes sont égales pour tous. Comme
ailleurs dans le monde, un candidat d'une université prestigieuse sera
toujours forcément avantagé, mais ce qui est unique ici, c'est qu'un
candidat dont les résultats ont été bons, mais qui a fréquenté une université
ordinaire n'est jamais désavantagé aux yeux de l'employeur
londonien. Lorsqu'un jeune candidat est finalement choisi et embauché, il
n'est pas abandonné à lui seul. On lui donne une formation rigoureuse au
travail à l'aide d'un mentor. Ce qui est le plus surprenant, c'est que
l'employeur londonien forme ses jeunes candidats en leur donnant accès à leurs
clients importants dès le début. L'employeur raisonne qu'en donnant de grandes
et d'importantes fonctions à leurs jeunes employés dès le début, le jeune
diplômé sera responsabilisé très tôt dans sa carrière.
UNE
GRANDE FLEXIBILITÉ
Au-delà
des opportunités de travail que Londres offre aux jeunes diplômés, ce qui
surprend toujours c'est la tradition britannique selon laquelle la formation
universitaire n'a aucune relation avec la carrière que l'on veut poursuivre
(avec l'exception des branches scientifiques). Voici l'exemple qui m'a le plus
surpris. Une étudiante a complété un doctorat en littérature, mais elle
aimerait maintenant bien gagner sa vie. Son parlé est exemplaire, sa prose est
souple, mais elle ne connaît rien à la finance. Et bien à Londres, ce qu'elle
fera, ce sera de devenir banquière! À Londres, ce que l'on reconnaît à cette
candidate, c'est qu'elle est forcément très éduquée, qu'elle a fait preuve de
persévérance et qu'elle est capable de raisonner. Son parcours n'a rien à voir
avec une carrière en finance, mais elle détient des traits qui pourront être
bénéfiques à tout employeur.
DÉSIGNATIONS PROFESSIONNELLES
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Puisque
Londres admet des candidats avec des formations universitaires diverses, les
désignations professionnelles sont très populaires. Pour revenir à l’exemple
de la candidate dont la formation était en littérature, il est probable que
son future employeur, quel qu’il soit, lui demandera de poursuivre une
désignation professionnelle qui sera utile à son employeur. Par exemple, tout
en étant formée pendant 12 à 24 mois au travail, elle passera aussi par
exemple des examens professionnels en comptabilité, en finance, en marketing,
etc. Et il est habituel que ce soit l’employeur qui paie. Les choses sont
ainsi à Londres, parce que dans la tradition britannique, la fonction de
l’université c’est d’enseigner à réfléchir et c’est dans l’industrie même que
l’on apprend à travailler. Il est clair que dans un système comme celui-ci
l’employeur porte un fardeau plus important, dans la mesure que c’est à lui
que revient la tâche de former ses jeunes employés, mais le résultat final en
vaut la peine, parce que les employeurs ont des candidats intelligents qu’ils
ont formés entièrement selon les besoins du secteur. Les désignations :
ACA, ACCA, CIMA, CTA, CFA,
FRM, IFQ
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